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Depuis 1993, les chercheurs du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) se joignent afin d’étudier les changements sociaux et culturels au Québec.

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Géographie historique

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Le gouvernement des ressources naturelles. Sciences et territorialités de l’État québécois, 1867-1939
Stéphane Castonguay
Québec, Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2016, 216 p.

https://www.pulaval.com/produit/le-gouvernement-des-ressources-naturelles-sciences-et-territorialites-de-l-etat-quebecois-1867-1939 

Au tournant du 20e siècle, plusieurs ministères du gouvernement de la province de Québec se dotent d’un service scientifique. Tournés vers l’exploitation des ressources naturelles et l’occupation du territoire, ces ministères cherchent à acquérir des compétences propres à la réalisation de leur mission, en même temps que l’État québécois accueille les diplômés d’institutions d’enseignement supérieur récemment créées. Comment la présence d’un personnel scientifique et technique à l’intérieur de l’administration publique modifie le fonctionnement de l’État québécois? Comment la connaissance développée à l’intérieur des services scientifiques participe à la fois à la définition des interventions étatiques et à la formation de territorialités? Quelles nouvelles relations de pouvoir découlent de la production de savoir sur le territoire et les ressources naturelles?

Le gouvernement des ressources naturelles examine le développement des activités scientifiques et techniques à l’intérieur de l’État québécois, depuis la Confédération jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. En étudiant les développements de l’extraction minière et de la géologie, de la coupe forestière et de la foresterie, des activités de chasse et pêche et de la gestion de la faune, ainsi que de la production agricole et de l’agronomie, ce livre décrit comment l’exploitation des ressources naturelles est constituée en objet de connaissance et en outil de gouvernement. Il démontre que la mise en forme de territorialités par l’activité scientifique participe à la formation de l’État et à l’accroissement de ses capacités administratives.
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Le pays revêche : Société, espace et environnement au Canada avant la Confédération
Cole Harris
Québec, Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2012, 486 p.

http://www.pulaval.com/catalogue/pays-reveche-societe-espace-environnement-canada-9765.html 

Le pays revêche décrit l’évolution du mode de colonisation et les relations changeantes entre les gens et la terre au Canada, de la fin du XVe siècle jusqu’à l’époque de la Confédération à la fin des années 1860 et au début des années 1870. Ce livre décrit comment cet espace profondément autochtone est reconstitué selon des termes européens et comment, en même temps, les façons de faire des Européens s’adaptent à ce nouvel environnement. Il décrit aussi comment un archipel de communautés éparpillées émerge du contact avec une terre peu généreuse et combien cette rencontre diffère de la relation entretenue, ailleurs en Amérique, avec une terre d’abondance.

Cet ouvrage débute avec une description de la terre et de la vie dans le Nord du continent vers 1500 et conclut sur la relation entre les modes de peuplement du Canada à ses débuts et le pays tel qu’il est aujourd’hui. Des chapitres portant sur le Canada et l’Acadie pendant le Régime français, Terre-Neuve, les Maritimes, le Bas-Canada et le Haut-Canada, le Nord-Ouest de l’intérieur et la Colombie-Britannique traitent des relations régionales entre société, économie et environnement. Conçu dans l’intention de décrire et d’expliquer la toile de fond du Canada contemporain,
Le pays revêche s’adresse aux étudiants, aux chercheurs et aux lecteurs curieux
Cole Harris est professeur émérite de géographie à la University of British Columbia. Il est l’auteur de
The Resettlement of British Columbia et de Making Native Space ainsi que le directeur de l’Atlas historique du Canada, volume 1, Des origines à 1800.

Traduction : Laurier Saint-Yves - Cartographie : Eric Leinberger
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Temps, espace et modernités : mélanges offerts à Serge Courville et Normand Séguin
Brigitte Caulier et Yvan Rousseau (dir.)
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2009, 499 p.

 

La maîtrise du temps et de l’espace est au cœur de la culture moderne telle qu’elle s’est constituée depuis le xvie siècle. La « raison » moderne, en effet, est à la fois mesure du temps et bornage de l’espace… depuis l’organisation d’ensemble des sociétés jusque dans les manifestations les plus intimes de notre existence quotidienne, sans oublier le contrôle de l’homme sur la nature. Sur ces plans, la modernité est-elle une logique, voire une culture de civilisation particulière, ou tout simplement un mot commode servant à couvrir des réalités hétéroclites ? Renvoie-t-elle à une logique globale embrassant de multiples activités ou, au contraire, correspond-elle à un ensemble de pratiques disparates ? Modernité ou modernités ?

Ce livre éclaire ces questions par des enquêtes sur le travail d’innovation et d’adaptation réalisé par les sociétés humaines, les communautés locales et les institutions en vue d’assurer leur pérennité. Si l’on constate aisément que les modes de vie et d’organisation sociale, apparus en Europe, ont fini par exercer une influence plus ou moins planétaire, il n’en demeure pas moins que la question des rythmes, de la spatialité et de l’amplitude des changements offre à l’analyse un matériau d’une extraordinaire complexité. Issu d’un colloque international, l’ouvrage rassemble une sélection de 33 études menées par des chercheurs de plusieurs disciplines. Elles se veulent un hommage à deux chercheurs québécois, Serge Courville et Normand Séguin, dont l’œuvre a été animée par cette réflexion sur l’entrée du Québec dans la modernité.

Brigitte Caulier, professeure d’histoire à l’Université Laval, a été codirectrice du CIEQ de 2002 à 2008 ; Yvan Rousseau, professeur de sociologie historique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, est codirecteur du CIEQ.
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Industrie laitière et transformation agraire au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 1870-1950
Régis Thibeault
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2008, 282 p.

http://www.pulaval.com/produit/industrie-laitiere-et-transformation-agraire-au-saguenay-lac-saint-jean-1870-1950 

L’agriculture a marqué à la fois l’histoire et le territoire de nombreuses régions du Québec. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, son empreinte est profonde. La suite de changements qui caractérise son évolution entre le dernier quart du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle représente un moment crucial du développement de cette région. Dans cet ouvrage, l’auteur analyse comment l’essor de la production laitière, associé à sa transformation industrielle, entraîne une série de bouleversements, parfois déphasés, qui affectent les cultures, les élevages et les procédés, mais également la manière même de concevoir le travail de la terre. Ces changements participent à un processus plus large de modernisation des socioéconomies rurales et à leur intégration à la dynamique du marché. L’analyse porte à la fois sur les localités et les comtés de la région du Saguenay, sur cinq comtés ruraux de la vallée du Saint-Laurent et sur l’ensemble du Québec. Ce cadre permet notamment de mettre en lumière le fait que de nombreux changements en agriculture sont induits par des facteurs extérieurs au monde paysan proprement dit et que les disparités entre les régions ne vont pas toujours dans le sens attendu.
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Québec-Wallonie. Dynamiques des espaces et expériences francophones
Brigitte Caulier et Luc Courtois (dir.)
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2006, 407 p.

 

La Wallonie et le Québec, deux sociétés appartenant au monde industrialisé mais évoluant dans des contextes continentaux fort différents, ont néanmoins en commun certaines caractéristiques : le catholicisme comme religion dominante, une vie politique marquée par le biculturalisme. Elles partagent également une situation de relative marginalité par rapport à des voisins de grande taille (France, Allemagne, États-Unis) et à l'aire linguistique francophone. Enfin, en partie en raison de ces traits communs, elles ont entretenu et entretiennent toujours des relations sur les plans social, culturel et économique.

En quoi ces points communs ont-ils conduit à des évolutions convergentes? Dans quelle mesure les particularités nationales s'expliquent-elles par les contextes continentaux? Des collectivités nationales, modestes quant aux effectifs et occupant des places non-dominantes à l'échelle internationale, produisent-elles des pratiques sociales et des modèles culturels comparables? Autant de questions sous-jacentes aux échanges qui animent les chercheurs du Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ) et du Département d'histoire de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve) dont on retrouve une sélection de contributions dans ce volume.
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Entre empire et nation : les représentations de la ville de Québec et de ses environs, 1760-1833
Alain Parent
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2005, 272 p.

 

Ce livre propose une explication historique de la représentation paysagère de la ville de Québec et de ses environs appuyée sur des gravures publiées à Londres au début du régime britannique. À partir des notions d'intentionnalité, de représentation et de paysage, l'auteur dans son interprétation va au-delà de la représentation objective des lieux habituellement attribuée à ces œuvres. Il soutient que l'image placée dans son contexte transmet également des sentiments, des valeurs et des croyances, et que le paysage participe à l'entreprise impériale et véhicule même des enjeux identitaires propres aux Britanniques. Se voulant rassurantes ou triomphantes, les séries d'images sous observation témoignent paradoxalement d'une certaine hantise de la maîtrise des lieux conquis. Présentée sous cet angle, la représentation de Québec et de ses environs traduit une géographie du dess(e)in et du désir et symbolise périodiquement le «droit» de la Grande-Bretagne à s'approprier et à s'assimiler le territoire canadien…
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Les Territoires de l'entreprise
Claude Bellavance et Pierre Lanthier (dir.)
Québec, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2004, 263 p.

 

Comment, depuis la fin de l’époque coloniale jusqu’à nos jours, l’entreprise canadienne a-t-elle aménagé ses rapports à l’espace?

Telle est la question centrale soulevée dans cet ouvrage, issu du sixième colloque d’histoire des affaires au Canada (Canadian Business History Conference). Quatorze textes ont été sélectionnés puis réunis pour former les trois grandes parties du présent volume :

1- l’entreprise dans l’espace urbain;

2- la dynamique spatiale des marchés;

3- structures, stratégies et territoires.

Se dégagent des expériences historiques relatées au fil des textes nombre de constances ou de traits communs. Parmi eux, mentionnons l’importance des réseaux: réseaux d’affaires, techniques, financiers, commerciaux, etc. C’est sa capacité à s’interconnecter et à multiplier les points de contact qui permet à l’entreprise d’assurer son développement et de déborder le cadre initial de ses activités, bref de se déployer dans l’espace et de s’inscrire dans la durée. Véritable impératif stratégique — et, bientôt, trait structurel —, le développement en réseaux n’entraîne pas la répétition des expériences précédentes, mais l’adaptation, voire l’abandon des anciennes pratiques.
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Marshlands : Four Centuries of Environmental Change on the Shores of the St. Lawrence
Matthew G. Hatvany
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2003, 208 p.
Along the south shore of the St. Lawrence River a series of massive dikes 5 meters in height and nearly 27 kilometres in length, called aboiteaux in the local patois, stretch along the coast of Kamouraska, Québec. Through an interdisciplinary approach combining historical geography and paleoecology, the book explains the fascinating origins of these marshland dikes, and their vital role in the modernisation of Québec. In a novel approach, Marshlands also makes a vital contribution toward amending the prevailing understanding of the place of humans in the environment.

In the past 150 years more than half of the salt marshes of the St. Lawrence Estuary have disappeared. Too often, this tragic loss of vital habitat has been portrayed as a result solely of human ignorance and greed. Such an interpretation is thoroughly debunked as the author weaves his way through the centuries explaining the commonalties and conflicting perceptions in how Amerindians, French colonists, agricultural improvers, and modern ecologists all viewed the St. Lawrence marshlands as central to their survival. The study illustrates the necessity of an historical geography approach towards any understanding of the place of humans and their environment.
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L’État et le changement agricole dans Charlevoix, 1850-1950
Normand Perron
Québec, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2003, 318 p.

 

Entre les milieux des XIXe et XXe siècles, l’agriculture québécoise, comme d’ailleurs celles d’autres provinces canadiennes et États américains, a subi de profonds changements. Pendant Entre les milieux des XIXe et XXe siècles, l'agriculture québécoise, comme d'ailleurs celle d'autres provinces canadiennes et États américains, a subi de profonds changements. Pendant tout ce siècle, le gouvernement québécois a multiplié les actions pour assurer l'avenir de l'agriculture. Mais quelle a été l'efficacité réelle de son intervention ? Et quel accueil les agriculteurs ont-ils réservé au projet de modernisation de l'agriculture ? Plutôt que de débattre simplement du succès, du demi-succès ou de l'échec de ce projet de société, la présente contribution, en prenant comme exemple le développement agricole de Charlevoix, explore la voie d'une explication nuancée des transformations survenues.

L’analyse des stratégies de diffusion des connaissances développées par les agents de l’État et celle des attitudes réceptrices, tant favorables que résistantes au changement, observées chez les agriculteurs conduisent plus spécifiquement à une réflexion sur la signification de l’innovation pour des ruraux vivant dans une société traditionnelle. Que les agriculteurs possèdent des connaissances ne signifie nullement qu’ils adoptent et mettent réellement en pratique des savoirs, idées et techniques qui sont censés correspondre au progrès. Le processus est en fait beaucoup plus complexe, innover n’étant pas un simple geste gratuit et sans conséquences sur l’organisation du travail, sur le milieu familial et sur la société dans laquelle vivent les agriculteurs. Ceux-ci doivent de plus tenir compte du potentiel du sol, de la localisation de la ferme en regard des marchés et du problème des communications. Les agriculteurs agissent donc en fonction d’un environnement, humain et physique, et c’est là que se situe toute la complexité du changement.

Au-delà de sa contribution à l’historiographie, cette étude du changement agricole fournit aussi des éléments de réflexion qui peuvent être utiles pour comprendre un peu mieux les enjeux reliés à la problématique de l’innovation dans la société moderne en ce début de XXIe siècle.
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Place, Culture and Identity. Essays in Honour of Alan R.H. Baker
Iain S. Black et Robin Butlin (dir.)
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2001, 360 p.

 

Dr Alan R. H. Baker, of the Geography Department of the University of Cambridge, has played a leading role in the development of historical geography in Britain, France and the wider world. This book, which features twelve specially commissioned essays, an afterword, and a biographical introduction, recognizes his highly influential and innovative contributions as researcher, teacher, supervisor, writer, editor and facilitator of international contact in historical geography. It addresses both the purposes and practices of historical geography, together with comparative aspects of the historical geographies of early modern and modern Britain, France and Canada. The historical contexts range from the seventeenth to the mid-twentieth centuries. The contributors to this festschrift are leading experts in their respective fields and their essays address the following topics: methodology and ideology in historical geography; historical geographies of state regulation and political discourse; the social and cultural use of public and private space; the interpretation of images of place in relation to cultural and national identity, including relations between Europe and the wider world.
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Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociale
Martine Tremblay
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2001, 294 p.

 

Les familles qui ont migré vers la ville au début du XXe siècle ont adapté leurs coutumes à la vie urbaine. Le processus de formation du couple en est sorti transformé : certains rites sont disparus, remplacés par des pratiques plus appropriées au contexte social. Le changement s'est diffusé rapidement : les familles de la campagne n'ont pas résisté à l'attrait de ces nouveaux rites, fascinées par l'effet de mode. Elles les ont utilisés comme une forme de distinction sociale avant de s'engager, insensiblement, dans la redéfinition des rapports familiaux. Marqueurs d'identité, les rituels portent la vision idéalisée du couple et de la famille et mettent en scène les valeurs sur lesquelles repose la socialisation des individus.

La ritualité est ici le prétexte à une incursion dans le champ des dynamismes culturels. À travers les gestes de la formation du couple, l'auteure aborde le changement culturel dans une perspective large qui puise à l'histoire, à l'ethnologie et à la sociologie. Son approche interdisciplinaire nous fait remonter du geste individuel aux pratiques collectives et jette un nouvel éclairage sur les fondements de la culture.

Martine Tremblay est historienne. Elle détient un doctorat en Études québécoises, déposé à l'Université du Québec à Trois-Rivières en 1998. Elle est actuellement stagiaire post-doctorale à l'Institut national de la recherche scientifique – Culture et société et collaboratrice au Centre interuniversitaire d'études québécoises. Elle a publié des articles et participé à des ouvrages collectifs dans les champs de l'histoire culturelle et de l'histoire des femmes.
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Les Cent-Îles du lac Saint-Pierre (édition revue et augmentée)
Rodolphe De Koninck
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2000, 151 p.

 

Les Cent-Îles du lac Saint-Pierre, îles flottantes, à fleur de fleuve, à fleur de lac, îles mouvantes, îles d'eau, de sables et de limons, de battures et de glaces, lieu de sédimentation, lieu d'histoire, de vie, de travail et de fine invention, toutes choses dont témoignent des paysages discrets, subtils, paisibles, délicats et fragiles, des paysages herbacés et arborés, à la fois agricoles, pastoraux et sauvages, au cœur de la voie maritime du Saint-Laurent et, à ce titre, zone de passage pour les grands navires qui balaient littéralement les îles, aidés en cela par les embarcations rapides et bruyantes, dites de plaisance, ayant elles-mêmes transformé les chenaux de l'archipel en circuit de course, territoire récréatif donc, mais aussi trésor écologique, véritable jardin, véritable vivier pour les faunes aviaire, aquatique, amphibie et ainsi haut-lieu d'initiation à la nature, paradis de la chasse et de la pêche, dans la mire des gouvernements, des intervenants touristiques, des écologistes, y compris des multinationales de la protection de la nature et de bien des intérêts plus ou moins naturels, bref, territoire consacré patrimoine local, régional, national, continental et bientôt mondial : voilà qui peut paraître beaucoup pour un si petit pays lequel fait ici l'objet d'une étude de géographie historique et contemporaine tous azimuts.
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Petits pays et grands ensembles : les articulations du monde rural au XIXe siècle. L’exemple du lac St-Pierre
Jocelyn Morneau
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2000, 402 p.

 

Dans cet ouvrage, Jocelyn Morneau étudie les changements de la socioéconomie rurale au XIXe siècle dans la région du lac Saint-Pierre, en aval de Montréal. Il y présente les nouvelles orientations de l'agriculture, la poussée des industries rurales, l'affirmation du fait villageois et les manifestations de la vie de relation. Sa recherche met sous un jour nouveau la forte mobilité de la population, l'importance des activités reliées à l'eau et la vivacité du monde des affaires. L'auteur aborde ces différentes dimensions de la vie Saint-Pierraise comme autant de signes de la pénétration accrue de l'économie de marché dans les campagnes.

Son approche, centrée sur le processus de l'échange, révèle la perméabilité et la complexité du monde rural. En montrant comment les divers phénomènes étudiés s'articulent les uns aux autres et définissent autant d'espaces de relation, cette étude nous fait mieux comprendre la transformation accélérée des campagnes au XIXe siècle.
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Le Québec : genèses et mutations du territoire. Synthèse de géographie historique
Serge Courville
Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 2000, 508 p.

 

L'histoire d'un peuple ne se limite pas aux grands événements de la vie collective. Elle est aussi celle des rapports qui ont construit le territoire. Comme les sociétés qui le créent, celui-ci peut mourir et renaître, investi chaque fois de nouveaux attributs. Tout paysage garde la mémoire de ces genèses successives. Des terres autrefois vouées à l'agriculture sont de nos jours revivifiées par le tourisme, après avoir été laissées en friche pendant longtemps. De même, des pans entiers d'espaces urbains, maintenant fournis d'édifices à bureaux, étaient jadis des quartiers grouillants d'enfants. Et de ces grands plans d'eau aujourd'hui ennoyés s'élève toujours le soupir d'une préhistoire encore proche.

Ces effacements, puis ces renaissances successives, ont favorisé les visions mythiques du territoire. Terre promise, terre prétexte, lieu menacé, lieu de recommencement, tous ces qualificatifs expriment la profondeur du lien qui s'est établi ici avec le territoire. Plus qu'un cadre matériel né un jour de l'intervention humaine, celui-ci a été tour à tour un enjeu et une projection de l'âme collective, dans un espace qui en est devenu les reflets.

Dans cet ouvrage, abondamment documenté, Serge Courville raconte l'histoire géographique du Québec, depuis le retrait du dernier grand glacier et l'apparition des premiers groupes humains jusqu'à l'époque actuelle. Rédigé sous forme de synthèse, il rappelle les grandes étapes du développement collectif et les traces qu'elles ont laissées dans la mémoire collective. Il montre aussi comment, en dépit des courants qui ont traversé la société québécoise, et parfois à cause d'eux, celle-ci a pu être captive de son imaginaire.

Autant qu'à la découverte d'une histoire encore mal connue, c'est à une réflexion sur nous-mêmes que ce livre convie, avec des clés de compréhension utiles à tout lecteur intéressé par l'histoire du Québec et du territoire québécois.
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Jacques Rousseau 1905-1970 : curriculum, anthologie, témoignages, bibliographie
Camille Laverdière et Nicole Carrette (dir.)
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1999, 416 p.

 

Un être tout en démesure parmi bien d'autres bâtisseurs s'employant à la connaissance du territoire québécois, Jacques Rousseau met vraiment sur pied (1930-1956) l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, devient directeur (1944-1956) du Jardin botanique de Montréal à la mort du maître exceptionnel Marie-Victorin, se retrouve à Ottawa (1956-1959) comme le premier directeur du nouveau Musée de l'homme, puis à Paris (1959-1962), au Centre d'études arctiques et finno-scandinaves de la Sorbonne; il termine sa carrière (1962-1970) dans la sérénité au Centre d'études nordiques de l'Université Laval. Vu la forte présence au milieu spatial québécois, dans toute son étendue, d'un Jacques Rousseau botaniste, ethnologue, géographe passionné, nordiste, la collection « Géographie historique » accueille les rassembleurs de l'œuvre roussellienne, que ces derniers jugent indispensable pour une meilleure prise de possession du pays.
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Les idéologies de développement régional : le cas de la Mauricie 1850-1950
René Verrette
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1999, 381 p.

 

À partir des années 1850, la Mauricie connaît une première phase d'industrialisation qui confirme Trois-Rivières comme pôle manufacturier et comme centre régional. Toutefois, le véritable décollage s'effectue vers 1900 lorsque la grande entreprise s'installe dans la région en donnant naissance aux centres urbains de Grand-Mère, de Shawinigan et de La Tuque, et en accélérant la croissance de l'agglomération trifluvienne. Cette dynamique de développement est freinée par la Crise des années 1930, mais elle se renouvelle à un rythme plus modeste après la Seconde Guerre mondiale.

L'analyse des idéologies de développement régional exprimées par les élites en Mauricie entre 1850 et 1950 vise à retracer les représentations relatives aux projets d'aménagement et de développement se rapportant à l'exploitation des ressources naturelles, à l'aménagement des voies de communication ainsi qu'aux processus d'industrialisation et d'urbanisation. L'approche de type phénoménologique met en relief la diversité des propos des acteurs individuels et collectifs du développement sur le plan de l'espace, du temps et du rapport à l'Autre. L'analyse du corpus éclaire le rôle des propos des élites dans la construction identitaire régionale.

Elle révèle également que les représentations présentes dans les stratégies d'argumentation découlent d'une interaction discursive entre une francité brandie comme un étendard, un antiaméricanisme proclamé avec insistance, ainsi qu'une américanité plus ou moins avouée, mais bien réelle.
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Paysage, mythe et territorialité. Charlevoix au XIXe siècle : pour une nouvelle approche du paysage
Lynda Villeneuve
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1999, 335 p.

 

Le paysage charlevoisien a fait l'objet de nombreuses représentations depuis le milieu du XIXe siècle. On l'a interprété comme un univers essentiellement rural, dont la société demeure attachée à ses valeurs ancestrales, est homogène au plan culturel et est unie par des liens communautaires serrés ainsi que par la foi catholique. Bref, une société caractérisée par le passéisme et l'immobilisme social. D'où vient cette image? Est-elle conforme à la réalité qui s'exprime à travers les liens établis entre les charlevoisiens et leur territoire depuis la fin du XVIIe siècle ? Cette image a t-elle eue une influence sur l'évolution du paysage et des liens homme-territoire ?

Ce sont les principales questions auxquelles l'auteure tente de répondre dans cette étude. En s'appuyant sur l'étude minutieuse de données nominatives à grande échelle ainsi que sur l'analyse de la production artistique effectuée sur le paysage régional, nous pouvons conclure à la construction dans Charlevoix d'un paysage mythique du Canada français qui s'appuie sur l'esthétique Romantique anglo-saxonne et son rejet de la société industrielle capitaliste ainsi que sur les mythes fondateurs et les idéologies nationales canadienne et québécoise en formation.

Ces représentations ont eu un effet important sur l'évolution du paysage régional en y introduisant une nouvelle activité économique qui va s'insérer dans la territorialité locale en fournissant à la population une source supplémentaire de numéraire lui permettant de maintenir pour un temps son mode de reproduction sociale axé sur l'établissement du plus grand nombre possible de fils en agriculture. En échange, le touriste bourgeois va bénéficier de services divers à faible coût et du contact direct avec un milieu naturel unique et une société rurale traditionnelle.
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À la façon du temps présent : trois siècles d'architecture populaire au Québec
Paul-Louis Martin
Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1999, 380 p.
Voici une contribution majeure à l'histoire populaire du Québec : celle de tous ces anonymes qui, en érigeant leurs maisons, ont produit les paysages dans lesquels nous vivons. De la cabane temporaire à la grande habitation rurale, en passant par la maison du colon ou de l'artisan urbain, cette étude aborde de façon détaillée, la plus complète à ce jour, l'art de construire et d'habiter au Québec, de 1650 à 1950. S'appuyant sur des centaines de documents d'archives, de récits, d'œuvres d'art et de photographies, de même que sur des preuves matérielles et sur des enquêtes orales, l'auteur démontre et expose la combinaison des facteurs géographiques et des logiques alimentaire, sociale et technique qui constituent les ressorts profonds de l'architecture populaire, dite aussi « sans architecte ». Les résultats de cette enquête minutieuse débouchent sur une relecture de notre histoire sociale et culturelle, illustrant surtout une américanité depuis longtemps assumée.
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Naviguer le Saint-Laurent à la fin du XIXe siècle : une étude de la batellerie du port de Québec
France Normand
Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1997, 283 p.
À l'aube des années 1870, par le transport fluvial, Québec exerce son influence sur un territoire très vaste. Avec ses points de concentration et ses maillons plus faibles, la capacité d'attraction de son port s'étend à l'échelle du système laurentien. Son aire de relations tend toutefois à se contracter à partir des années 1890. La batellerie de Québec s'engage alors dans une phase de restructuration qui passe par un double mouvement de recul de la voile et de poussée des unités mues par la vapeur. Désormais, ce sont les steamers qui insufflent sa dynamique à la navigation sur le Saint-Laurent.

Cet ouvrage traite des pratiques et des conditions d'exercice de la petite navigation articulée sur le port de Québec à la fin du XIXe siècle. Il retrace l'évolution des supports matériels et des assises sociales de la navigation intérieure dans le contexte de la transformation de cette activité, au moment du grand déclin de l'âge de la voile. Éclairant sous un jour nouveau divers aspects de la vie de relations qu'animait l'artère fluviale, l'auteure met en évidence le rôle structurant du commerce intérieur et des transports dans la socioéconomie. La présente étude se veut enfin une contribution à une meilleure connaissance des agents et des mécanismes d'échanges régionaux dans un Québec en voie d'industrialisation massive.
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La bourgeoisie marchande en milieu rural
(1720-1840)
Claude Pronovost
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1997, 230 p.

 

L'histoire du commerce en milieu rural représente un aspect essentiel de l'histoire économique du Québec préindustriel. L'émergence d'une véritable structure villageoise au milieu du XVIIIe siècle favorise le développement d'un réseau commercial adéquat. Compte tenu de l'aspect embryonnaire du système routier, le réseau fluvial influence grandement le développement des échanges commerciaux, même sur le plan régional.

Cet ouvrage traite à la fois des éléments internes et externes qui favorisent la montée du commerce de détail en milieu rural. Son approche se fait dans une perspective globale dans laquelle même le marchand de peu d'envergure représente un maillon de première importance dans la compréhension du système commercial bas-canadien. Le marchand de campagne a souvent été considéré comme faisant partie intégrante de la bourgeoisie rurale. La présente étude démontre clairement qu'une frange de la communauté marchande fait effectivement partie de cette classe sociale, mais que le groupe est beaucoup moins homogène qu'il n'y paraît.
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Le coût du sol au Québec : deux études de géographie historique
Serge Courville et Normand Séguin
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1996, 184 p.
Du coût du sol au Québec on a souvent eu des opinions opposées. Pour certains, par exemple, l'abondance relative des terres a été garante d'un accès facile à la propriété foncière. Pour d'autres, préoccupés par le croît démographique, le coût du sol est apparu plutôt élevé, faisant obstacle à l'élargissement du peuplement. Mais ces considérations que nous renvoie l'historiographie sont inscrites dans de larges problématiques tels la nationalité, les rapports de pouvoir ou encore la composante ethnique.

Elles ne reposent pas sur des études systématiques des coûts et il leur manque une perspective spatiale qui eût permis de cerner des logiques dont la propriété foncière est à la fois l'enjeu et l'expression. Le présent ouvrage se veut l'amorce d'une réflexion en ce sens. Il permet de mieux saisir la réalité foncière dans le monde rural québécois.
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Peuplement et dynamique migratoire au Saguenay, 1840-1960
Marc St-Hilaire
Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1996, 285 p.

 

La mosaïque de régions qui compose l'écoumène québécois est largement issue de trois siècles de mouvements migratoires. D'Europe vers les rives du Saint-Laurent, Québec à Montréal vers l'amont et l'aval du fleuve ou de la vallée laurentienne vers les plateaux, l'occupation du sol a conduit des milliers de familles sur les fronts pionniers entre le XVIIe et le XXe siècle, donnant corps à des projets de mise en valeur - des projets pionniers - plus variés qu'il n'y paraît. En même temps et surtout depuis le milieu du XIXe siècle, la montée villageoise et la croissance urbaine commandaient des mouvements de population aussi nombreux, alors que ces campagnes qu'on nous présente encore comme étant immobiles étaient le théâtre d'une immigration et d'une émigration importantes.

Mettant à profit les données du fichier de population élaboré par l'Institut interuniversitaire de recherches sur les populations (IREP), le présent ouvrage vise à reconstituer le chassé-croisé de ces déplacements pionniers, ruraux ou urbains et à rendre compte de leur dynamique dans une région, le Saguenay, depuis les premiers défrichements jusqu'aux années récentes.
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La sidérurgie dans le monde rural : les hauts fourneaux du Québec au XIXe siècle
René Hardy
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1995, 303 p.

 

La sidérurgie primaire au charbon de bois a longtemps caractérisé la région de Trois-Rivières où elle est née sous le Régime français et s'est développée jusqu'au début du XXe siècle. Elle est aussi apparue ailleurs au Québec, près des champs miniers, mais ne s'y est jamais implantée durablement. Cet ouvrage retrace l'histoire des hauts fourneaux qui ont marqué l'évolution de ce secteur industriel. L'une des grandes caractéristiques de cette sidérurgie fut de produire la fonte avec du charbon de bois à une époque où ce combustible était généralement remplacé par le charbon minéral qui allait permettre la mise en place des aciéries modernes.

Cette faiblesse apparente expliquerait-elle sa disparition rapide au tournant du siècle? L'auteur examine cette question en reconstituant les grandes étapes de l'évolution des techniques sidérurgiques qui ont marqué le passage de l'âge du fer à celui de l'acier pour souligner que la sidérurgie au charbon de bois, jugée déclassée et arrièrée par ceux qui ont voulu expliquer cette désindustrialisation soudaine, a fait montre de dynamisme durant tout le XIXe siècle. Il en cherche les explications du côté des politiques économiques nationales et, ce faisant, il retrace l'évolution de la sidérurgie canadienne au cours de cette période et mesure la part du Québec dans cet ensemble.

Le présent ouvrage porte également sur le monde rural que l'auteur présente sous un éclairage nouveau. Il montre comment la sidérurgie au charbon de bois a contribué à humaniser l'espace et à diversifier la société rurale en suscitant la création de villages industriels et en intégrant la main-d'œuvre paysanne aux différentes activités reliées au travail du fer. Enfin, il a fait ressortir les effets structurants de la sidérurgie sur la formation de la région de Trois-Rivières au cours de ce demi-siècle.
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Espace et culture / Space and Culture
Normand Séguin et Serge Courville (dir.)
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1995, 404 p.
Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque tenu au Québec en septembre 1994 dans le cadre des activités du Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ) de l'Université Laval et de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Cette rencontre marquait un moment important dans la construction d'une géographie historique au Québec, dont le CIEQ se fait aujourd'hui le principal porteur. Ni tout à fait la fille de la géographie ni tout à fait celle de l'histoire, elle s'incarne plutôt comme la résultante d'un échange entre ces deux disciplines et les autres sciences humaines, une interdiscipline où l'espace-temps remplit une fonction de médiation entre les diverses sciences sociales.

This book contains the proceedings of a colloquium held in Québec in September 1994 within the scope of the activities of the Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ) at l'Université Laval and l'Université du Québec à Trois-Rivières. This meeting marked an important time in the construction of an historical geography in Québec, of which the CIEQ has become the main proponent. Although not quite the daughter of Geography or History, this geography has become incarnated as a direct result of an exchange between these two disciplines and the other social sciences, an interdiscipline where space-time functions as a mediator between the different social sciences.
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Introduction à la géographie historique
Serge Courville
Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1995, 225 p.
Présentée déjà comme une science où les données sont historiques et la perspective est géographique, la géographie historique a été tour à tour une branche de l'histoire, une branche de la géographie, une discipline à part entière, avec toutes ses branches et ses méthodes, et une interdiscipline, distincte de la géographie et de l'histoire, mais nourrie de rapports féconds avec celles-ci et toutes les disciplines qui s'intéressent au passé. Le présent ouvrage en offre une synthèse. Il montre également comment on peut faire œuvre de géographie historique.

Conçu comme un outil d'exploration et de découverte, il s'appuie sur des exemples concrets qui stimuleront la réflexion autant de l'étudiant que du chercheur ou du praticien. Aboutissement de plusieurs années d'enseignement et de recherche, ce livre est le premier du genre au Québec. Plus qu'un manuel, il est une véritable écologie de l'esprit, une manière nouvelle de comprendre et d'interpréter le passé.
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La cartographie au Québec, 1760-1840
Claude Boudreau
Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval (coll. «Géographie historique»), 1994, 270 p.

 

La carte n'est pas seulement un outil technique qui donne une image neutre et objective du paysage, elle est aussi un discours sur un territoire, un instrument du pouvoir qu'exerce un État, une société ou un individu sur la conception et l'organisation de l'espace. Pour appuyer cette thèse, Claude Boudreau s'est penché sur la production cartographique du territoire québécois entre 1760 et 1840. Il passe d'abord en revue les méthodes et pratiques de la cartographie de l'époque, puis examine le rôle joué par le Bureau de l'arpenteur général.

Il propose ensuite une typologie des cartes d'après leurs fonctions et analyse quelques œuvres cartographiques d'envergure, dont celles de Murray, de Holland et Collins, de Gale et Duberger, de Vondenvelden et Charland, de Bouchette. À l'aide d'exemples tirés de ces documents, il montre comment l'État ou l'un de ses représentants peut facilement orienter le message cartographique. Les chercheurs et étudiants en histoire et en géographie trouveront dans cet ouvrage abondamment illustré une nouvelle façon de lire la carte ancienne.
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Les fondements de la géographie historique québécoise

La collection «Géographie historique» accueille des ouvrages portant sur l'expérience de l'espace québécois. Elle regroupe les contributions de scientifiques reconnus, préoccupés de
donner une dimension spatiale
à leurs analyses historiques, quelle que soit leur discipline.

La collection «Géographie historique» est publiée aux Presses de l'Université Laval (PUL) >

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